Regard des autres

Se Libérer du Regard des Autres Pour Être Soi-Même

Pour quelles raisons les gens nous critiquent ?

Que pensent mes parents de moi ? Mon mari ? Que disent les gens sur moi ? Nous passons une grande partie de notre temps à nous préoccuper de ce que les autres pensent de nous, de nos vêtements, de nos paroles et de ce que nous faisons. A l’époque ou l’humanité vivait en tribus, être rejeté du groupe signifiait le bannissement et une mort certaine, seul face aux dangers de la nature. Malheureusement, de nos jours, nous continuons à pratiquer un jeu basé sur ce principe. Pourtant, ce jeu dans lequel nous essayons de contrôler l’imagination des autres, est voué à l’échec. Imaginons une pièce où se tiennent 10 personnes, admettons que vous soyez l’élément constant dans cet environnement, alors normalement les 10 devraient tous avoir la même opinion sur vous. Pourtant, en réalité, ils ont 10 opinions différentes. Ainsi, certains peuvent nous adorer et d’autres nous détester. Les uns peuvent adorer notre apparence, d’autres notre façon de parler, d’autres peuvent détester notre personnalité. Il est totalement impossible d’appréhender tout ce qui se passe dans leur cerveau et dans leur vie qui détermine l’avis qu’ils se font de nous. Les opinions sont aléatoires et capricieuses et n’ont très souvent aucun rapport avec nous. Par exemple, une personne de mauvaise humeur ou qui a eu un pneu crevé, qui ressent une faim intense ou qui a vécu une récente dispute conjugale, n’est pas à capable de fournir un avis objectif. Il nous critiquera sévèrement. Il peut y avoir des millions de raisons différentes pour lesquelles une personne déteste ce que nous faisons et ce sans aucun rapport avec notre art. Souhaitons-nous être entre les mains du hasard ? La réponse est non. Car une personne qui pense du mal de nous, que notre travail est pourri, qui se moque de nous n’a aucune importance. Tout ce que nous pouvons contrôler ce sont nos pensées à propos de ce que les autres pensent de nous.

À 22 ans, Walt Disney a été licencié d’un journal du Missouri pour la raison suivante : « pas assez créatif ». Le créateur de Mickey Mouse a ensuite été nominé pour 59 récompenses académiques et en a remporté 32. Il détient toujours le record du plus grand nombre d’Oscars remportés par un individu.
L’Image de Soi

Nous pensons pouvoir manipuler notre entourage, avec nos bonnes manières, notre gentillesse, notre style vestimentaire mais c’est en vain. Les gens sont à la merci de ce que leur esprit leur dicte. Malgré cela, nous avons peur d’être dénigré et cela nous empêche de créer ce que nous avons à offrir au monde. Bref, la peur du groupe nous paralyse. Nous nous représentons tous une image mentale de nous-même. C’est peut-être celle d’une personne noble, un être humain bon, heureux et amical qui souhaite faire le bien autour de lui. Ensuite, nous attendons que les autres valident cet idéal. Si bien que nous recherchons sans cesse des preuves de sa véracité auprès de nos amis, de notre partenaire, de notre responsable, de nos parents, de nos clients et même de la part d’étrangers dans la rue. Nous travaillons sans relâche pour avoir cette validation et se sentir aimé. Par conséquent nous sommes pris au piège quand notre vie entière est bâtie sur ce principe. Comme une sorte de sable mouvant dans lequel nous creusons pour y trouver les preuves de cette image idéale. Mais notre esprit ne peut pas supporter indéfiniment que nous fassions passer les sentiments des autres avant les nôtres. Si bien que des perturbations commencent à apparaître et nous empêchent de bâtir une vie qui a du sens. Cependant, nous pouvons accepter que notre image puisse être ternie, même si certains ne nous trouve pas à leur gout, si nous les offensons, s’ils pensent que nous avons tort, si nous sortons de la moyenne, même si l’on nous prend pour un fou ou une folle, nous n’allons pas en mourir.

Regard des autres
Lorsque les Beatles ont auditionné pour la première fois pour un enregistrement en 1962, Decca Records les a rejetés. Les membres du groupe se souviennent qu’on leur avait dit “nous n’aimons pas leur son, et la musique de guitare est sur le point de disparaître”. Les Beatles ont signé avec EMI et sont le groupe de musique le plus vendu de tous les temps.
Le Masque

D’une part il est épuisant d’affronter sans cesse les détracteurs, de l’autre, quand nous sacrifions notre authenticité, nous passons pour des imposteurs ou nous faisons traiter de « fake ». En somme, quoi que l’on fasse, nous ne pouvons éviter les frictions. De plus, en diluant notre personnalité, nous supprimons tout ce qui fait de nous un être spécial. Car porter un masque est un désavantage que ce soit dans les relations amoureuses ou dans le monde des affaires, mais pire, c’est un désastre pour l’âme. L’expression de soi est trop valeureuse pour y renoncer. Finalement, à partir du moment ou quoi que nous fassions, il y a toujours des gens qui penseront du mal de nous, n’entrons pas dans ce jeu impossible à gagner, étant donné qu’il n’y aura jamais un jour ou tout le monde nous aimera. De plus, plus nous aurons du succès, plus nous subirons la médisance, sans parler des réseaux sociaux. C’est pour cela que nous devons laisser aller l’image parfaite que nous voulons protéger à tout prix. En fait, plus nous expérimentons le rejet et plus nous parvenons à le supporter jusqu’à en être immunisés. Ainsi cela va impacter nos actions et transformer notre vie puis nos options et nos chances se multiplieront.

Être Soi-Même

Être complètement soi signifie d’accepter le rejet, de dire la vérité sur nous-même, ce que nous aimons, ce que nous ressentons, ce que nous faisons. Etant donné que nous serons jugés dans tous les cas, présentons-nous tels que nous sommes. De plus quand l’avis des autres nous importe peu, nous avons moins la peur de l’échec avant d’agir. Ainsi se manifesteront les personnes qui nous aiment pour ce que nous sommes véritablement. Pour les autres, ce qui se déroulent dans leur vie et les amène à une mauvaise opinion ne dépend pas de nous. Est-ce que vous, vous aimez tout le monde ? Nous avons chacun des préférences et c’est ok. Quand nous voulons trop que quelqu’un nous aime, il y verra un manque affectif ou pire trouvera ça glauque. Si une personne ne souhaite pas devenir notre ami, il s’agit simplement de sa perception de nous. En somme, cette personne a ses propres désirs, ses valeurs, son histoire ou tout autre excuse. C’est pourquoi nous ne pourrons jamais vraiment le savoir. Bref, inutile de se tracasser.

Peur de du rejet

Malgré cela nous voulons éviter d’être blessés, car c’est le risque lorsque nous nous exposons ou exposons quelque chose que nous avons créé. Quoi que nous fassions, certains ne l’apprécieront pas. En effet, le problème ne vient pas des critiques. En réalité, la souffrance vient du fait que nous nous mettons à y croire. Par exemple, si quelqu’un vous reproche d’avoir les cheveux verts : vous en vous en fichez. Etant donné que vous savez pertinemment que c’est faux. En revanche, quand nous commençons à donner de la crédibilité à ce qu’une personne perçoit de nous, les difficultés arrivent avec l’envie de nous cacher. C’est pourquoi, il vaut mieux éviter de donner de la signification à la critique. Au contraire, il est préférable de l’autoriser, sinon, nous aurons envie de nous venger, et ainsi, créer des situations tendues et inutiles.

Lorsque l’on est coach professionnel, on rencontre personnellement ce genre de critiques. Par exemple de la part de ceux qui pensent qu’un coach est un charlatan qui ne cherche que la fortune. Ces personnes-là sont celles qui en savent le moins sur son métier, ses convictions, ou les certifications professionnelles qu’il possède. En vrai, ils l’assimilent à certains personnages excentriques qu’ils ont vu sur les réseaux qui ne cherchent qu’à faire du buzz. D’autres, quant à eux, ont déjà compris la vie et assurent que le développement personnel ne sert à rien. Ils sont cyniques et rejette tout ce qui est spirituel. Personnellement, je m’en moque éperdument pour une raison très simple : je n’y suis absolument pour rien. Penser le contraire est de l’auto-sabotage.

Thomas Edison regard des autres
Quand il était enfant, les professeurs de Thomas Edison lui ont dit qu’il était « trop stupide pour apprendre quoi que ce soit ». Edison a fait 1000 tentatives infructueuses pour inventer l’ampoule. Heureusement la tentative 1 001 a donné un résultat différent.
Approbation

Nous avons, pour certains d’entre nous, été conditionnés durant notre enfance à être accroc à l’approbation des autres. Cela provient de notre éducation : Avoir des bonnes notes, être polis, dire « s’il vous plait », « merci » et ranger sa chambre. Il n’y a rien de mal à ça, sauf lorsque nous n’obtenons pas l’approbation attendue et que cela nous affecte. Si nous faisons seulement les choses pour avoir l’aval des autres, nous finirons par les faire contre notre volonté. Ainsi, il est préférable de ne pas prendre personnellement les opinions même quand elles sont positives. C’est ainsi que nous pouvons évoluer vers la meilleure version de nous-même. Ceci est de notre responsabilité, nul besoin de négocier pour que les gens nous aiment. D’un autre côté, les compliments ne nous apporterons jamais la plénitude. Ils sont certes agréables mais ne servent qu’à renforcer une fausse image de soi. Or, réaliser son potentiel et choisir sa propre voie sera bien plus efficace pour s’épanouir.

Alors qu’Elvis Presley a vendu plus d’un milliard de disques dans le monde, après sa toute première performance, son manager Jimmy Denny a déclaré : “Tu ne vas nulle part, fils. Tu devrais retourner conduire des camions. ” Heureusement, Elvis, un homme à la tête dure, ne pouvait tout simplement pas s’empêcher de croire en lui-même et a renvoyé ce conseil à l’expéditeur.
Doutes

Mais si je ne fais jamais attention à ce que les gens pensent, je ne risque pas de devenir imbécile ?

Le pensez-vous sincèrement ? Non bien évidemment. Les imbéciles, connards ou autres énergumènes désobligeants ne sont que la manifestation d’une peur et d’un rejet des autres. Aucune crainte à avoir, la majorité d’entre nous ne sommes pas horribles dans notre état naturel.

Quel mal y a-t-il à être ouvert d’esprit ou ressentir de l’empathie envers les autres ?

Aucun. Car nous admettons la nuance dans ce procédé. Sans rester dans une logique ou tout est noir ou blanc avec d’un côté, une bonne personne et de l’autre, un ou une sociopathe. Ou bien, être altruiste et se sacrifier pour les autres, en opposition avec un horrible monstre. En réalité, il s’agit d’être indépendant de la bonne ou mauvaise opinion des autres. Puisque l’opinion n’est en réalité qu’un infime fragment de l’imagination. Est-ce suffisant pour que nous en soyons influencés ? Lors d’un rendez-vous galant, c’est littéralement une personne que vous venez de rencontrer qui est là pour vous juger toute la soirée. Aucune personne ne devrait avoir un tel pouvoir sur nous. A savoir que chaque individu qui nous critique possède ses propres intentions et ne partagent pas forcément nos valeurs. A nous d’exprimer les nôtres pour créer notre présent.

Qu’en est-il des commentaires ? Pour améliorer notre art ou un produit que nous proposons ?

Nous possédons tous notre propre système de guidée. Si nous apprenons à l’écouter, nous avons là une bonne source d’information. De plus, dans cet article, j’insiste surtout sur l’aspect émotionnel du problème. Dans la mesure ou la recherche aveugle d’approbation et la préservation de notre superbe image de soi ne sont que des chimères, si elles deviennent le moteur de nos interactions avec notre entourage, elles ne serviront qu’à nourrir la partie égocentrique de notre être.

Mais sans feedback, sans retours ou avis des autres, on va se perdre. Ne peut-on pas s’en servir pour faire les choses de la bonne manière ?

Il est intelligent de déléguer un peu de notre responsabilité mais sans que cela ne devienne un mode de vie. Car s’inquiéter sans cesse de ce que les autres pensent est le meilleur de moyen de tourner en rond, voire de devenir névrosé. Puisqu’il est impossible de satisfaire tout le monde, il vaut mieux écouter son intuition.

Que peut-il y avoir de mal à recevoir des compliments ?

Rien ! Sauf, quand nous en avons désespérément besoin pour renforcer notre image idéale. C’est le cas d’un artiste qui ne peut exprimer son art tant que personne ne lui a dit « Vous êtes fantastique ». Il ne produira pas grand-chose et n’ira pas très loin. C’est pourquoi, il faut accepter de s’en passer sans devenir amer, sans rancune et sans se remettre en question pour ne pas rester bloqué.

Aujourd’hui, le mot “Einstein” est synonyme de génie, mais le jeune Albert n’a pas parlé couramment avant l’âge de neuf ans, ce qui a amené les enseignants à penser qu’il était lent. Il a été expulsé de l’école pour sa nature rebelle et s’est vu refuser l’admission à l’École polytechnique de Zurich. Il a ensuite révolutionné la compréhension du monde par la science, poussant la physique au-delà de sa vision newtonienne en développant la théorie de la relativité générale. Il a remporté le prix Nobel et ses recherches ont influencé tous les aspects de la culture, de la religion à l’art.
Solution
  1. Prise de conscience

En premier lieu, Soyez conscient quand vous n’êtes pas vous-même. Aussi admettez que votre stratégie actuelle est bien celle d’une quête d’approbation. Décelez les effets négatifs pour mieux l’abandonner. Rien qu’avec cette simple réalisation, vous serez déjà plus avancé que la majorité de la population.

  1. Désensibilisation

Cessez d’éviter les conflits. Par exemple, forcez-vous à aller à contre-sens durant une conversation lorsque vous êtes en désaccord. Autre possibilité : lors d’une prise de commande, prenez tout votre temps pour faire votre choix, posez des questions alors qu’il y du monde qui attend. Sentez l’agacement des gens qui sont dans la file derrière vous. Cela peut paraître malveillant ou déplacé comme conseil mais si vous parvenez à supporter ce genre de pression pendant quelques minutes, vous vous entraînerez à être libre du jugement des autres, même s’ils pensent que vous êtes un boulet :). Ainsi, il s’agit d’un premier pas avant que les critiques, les moqueries ne provoquent plus chez vous de la colère ou de la tristesse.

  1. Conditionnement

Les yeux fermés et pendant 5 minutes, affirmez la phrase suivante de vive voix :

« Je suis totalement indépendant de la bonne ou mauvaise opinion des autres. »

Allez dites-le maintenant, au moins 3 fois.

Suivez ce rituel tous les jours pendant 90 jours.

Cela peut paraître simpliste ou rébarbatif mais il s’agit d’une impulsion qui va reprogrammer votre subconscient. Votre psyché, au moment où vous lisez ces mots, ne croit pas encore que ce soit possible mais il va switcher grâce à cette pratique simplissime. Et n’ayez crainte, vous ne deviendrez pas un monstre diabolique. Il y a très peu de chance que vous soyez psychopathe.

De plus, les gens ne se mettront pas tous à vous détester, au contraire, ils se mettront à vous respecter.

Selon le Chicago Tribune, l’homme qui a évalué la première audition de Fred Astaire a écrit: “Ne peux pas jouer la comédie. Ne peux pas chanter. Perd ses cheveux. Peux à la rigueur danser un peu”. Fred Astaire a prouvé que ce directeur avait tort, en chantant, en dansant et en se frayant un chemin à travers les comédies musicales les plus aimées d’Amérique.

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